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Auto-adaptation d'une ancienne ferme en chai+cave

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Auto-adaptation d'une ancienne ferme en chai+cave

Messagepar Lucas AP » 13 Décembre 2016, 11:24

Sur le domaine Guillemot-Michel :

Cela fait maintenant 30 ans que Pierrette et Marc ont repris ce domaine, rejoints depuis 2 ans par leur fille Sophie, en passant rapidement de la conversion en bio à la pratique en biodynamie, au début des années 1990. Alors qu’ils étaient encore peu de viticulteurs à travailler selon ces principes, ils se sont confrontés à la question récurrente des outils de travail adaptés à cette pratique non-conventionnelle. Leur réponse : l’autoconstruction, bien sûr, mais petit à petit, au fur et à mesure de l’installation, en prenant le soin d’adapter les lieux et les outils quand un besoin se fait ressentir. Un rythme raisonné, qui leur a permis d’arriver aujourd’hui à cet impressionnant ensemble de réalisations !
Un programme conséquent donc, surtout marqué par une auto-réhabilitation méticuleuse : dès leur arrivée, ils transforment un ensemble d’anciennes écuries (en maçonnerie) en bâtiments pour la viticulture et la vinification (hangars, chais, caves etc). Autrefois dans un hameau un peu à l’extérieur du village, ce lieu est aujourd’hui rattrapé par l’urbanisation : ils s’accommodent largement de cette contrainte en valorisant au mieux les espaces et la configuration de l’existant… tout en sachant s’en éloigner lorsque l’adaptation devient trop complexe ! En somme, voici un bel exemple de changement d’usage et d’adaptation d’un ancien bâtiment à une nouvelle pratique. Leur atout principal : des interventions mesurées, organisées, au rythme de l’installation, sans être trop ambitieux au vu de tout l’espace disponible (mais pas toujours valorisable dans une pratique agricole)… beaucoup d’énergie dépensée depuis l’installation, mais globalement au bon endroit !


Historique

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Vue d'ensemble de la ferme (en gris : emprise des bâtiments voisins)
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Contexte :
- Installation en 1982, reprennent l’exploitation des parents de Pierrette, en cave coopérative.
- 1985 : Arrêt du travail avec la coopérative et début de le recherche d’autonomie
- 1988 : conversion en bio
- 1991 : passage en biodynamie et label Demeter
- Depuis 2014 : ils travaillent avec leur fille, Sophie

Nature de l'exploitation et surfaces
- 6,5 ha de vignes : récolte et vinification
- Marc, Pierrette et Sophie gèrent l’exploitation. Travaillent au total sur le domaine : 5 ingénieurs agronomes et 4 oenologues. (+ saisonniers).
- Organisation du travail : en général, 1 personne travaille en permanence sur la ferme, et beaucoup de monde de façon plus ou moins occasionnelle (environ 1 personne pour 2 ha).

Commercialisation
Toute la vente est effectuée en bouteille : un peu en caveau, et surtout par correspondance (et export).

Clef de détermination
- Réutiliser des bâtiments anciens pour les adapter à leur projet.
- Aménager les lieux au fil du temps, selon les besoins et le développement du domaine.
- Réaliser sois-même la majorité des travaux, pour réduire les coûts et se fournir des outils de travail adaptés.


Hangar et ateliers bois / métal


Besoin initial & clef de détermination :
L’ancienne ferme était trop contrainte dans le hameau pour recevoir les machines agricoles : les ateliers et le hangar prennent donc place un peu à l’extérieur, contre la route, avec une cour extérieur généreuse pour travailler confortablement.

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Vue depuis la cour du hangar
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Construction

Coût global
Marc ne se souvenait pas des coûts de ces différents bâtiments lors de la visite,

Superficie totale = environ 300-320m2
- Hangar : 240 m2
- Extension 1 (Distillerie) : environ 40-60m2
- Extension 2 : environ 60m2

Choix de conception
- Récupération des eaux de pluie, pour les préparations en biodynamie et le lavage des outils
- Bâtiment semi-enterré, pour recréer une plateforme dans la faible pente
- Extensions successives créent la cour au Sud
- Bâtiments métalliques en kit, pour la facilité de réalisation, les grandes portées, et les possibilités d’extension

Choix constructifs

Hangar (1987) + extension distillerie :
- Fondations / sol : dalle béton et ceinture filante périphérique
- Structure & façades : charpente métallique en kit + remplissages en parpaings entre les portiques + enduit extérieur
- Isolation (partielle) : panneaux de polystyrène  (type « styrodur »), en cours de changement pour un matériau plus écologique (chanvre)
- Couverture : plaques de fibrociment

Variations pour l’extension atelier bois :
- Structure et façades : brique monomur 40cm (fabriquée à proximité) + doublage isolation en chanvre + panneaux OSB à l’intérieur + enduit chaux à l’extérieur (2 couches)
- Couverture et charpente : fermes en bois + isolation chanvre (25cm) + tuiles

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Autoconstruction : partielle

Calendrier
Hangar : 1987
Extension 1 : peu après la construction du premier hangar
Extension 2 (atelier bois) : 2008-2009

Accompagnement d'un professionnel

Travail avec un pro pour la couverture (mais dalles et façades en parpaings sont faits en autoconstruction).

Chantier participatif
Marc bricole tout lui-même depuis le début, sauf depuis 2-3 ans où un ami vient lui donner un coup de main (notamment pour les gros travaux de maçonnerie).

Avantages / inconvénients dus à l'autoconstruction
Atelier bois : comme le coût de la construction est retiré en utilisant la brique monomur (très simple à mettre en oeuvre), il était possible d’avoir recours à des matériaux de meilleure qualité que précédemment (chanvre, tuiles, etc).


Usage

Organes internes
- Partie hangar, avec étagères de stockage au Nord : 180m2
- Atelier métal (avec même surface de stockage à l’étage) : 60m2
- Distillerie :
- Atelier bois :
- Système de récupération des eaux de pluie (filtre à gravier) + cuves de stockage (une enterrée de 7m3, et une cuve acier de 5m3).

Si c'était à refaire
Comme l’isolation en « Styrodur » n’est pas vraiment en accord avec la pratique en biodynamie (matériau non-écologique), Marc la change progressivement en la remplaçant par du chanvre.


Rénovation d’anciennes écuries en chai et caves


Besoin initial & clef de détermination :
- Aménagement des anciennes écuries au RDC, pour y installer les caves et le chai : valoriser la configuration des lieux, en s’appuyant sur le côté pratique (un seul niveau en plain-pied, connecté à une cour extérieure) et le rapport du bâtiment au terrain (les « caves » étaient déjà enterrées). En 2015, besoin de plus de caves : comme il était impossible de s’étendre en extérieur, cette nouvelle extension est gagnée dans la pente au Nord, avec de nouvelles caves enterrées (qui forment aussi une terrasse pour l’habitation).
- Les étages de ce bâtiment ont longtemps été utilisés comme stockage, car difficiles à valoriser pour la partie agricole (petits espaces, pas toujours en plain-pied). A présent, Marc les transforme petit à petit en habitation.

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Vue depuis la cour, vers l'entrée du local d'étiquettage et du cuvage
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Construction

Coût global
Difficile à estimer, vu le temps de construction (étalée sur les 30 dernières années) et les différents types de matériaux utilisés.

Superficie totale : environ 410m² (uniquement pour la partie agricole)

Choix de conception
- Réutiliser les murs existants, en recréant un seul niveau en plain-pied pour pouvoir utiliser librement des chariots.
- Utilisation logique du bâtiment existant, dans sa configuration semi-enterrée : les caves de stockage des bouteilles sont aménagées dans les pièces enterrées au fond du bâtiment, permettant de libérer les grandes pièces en contact avec la cour (en « L ») pour y aménager les locaux de travail plus exigeants. Le niveau supérieur est aux lieux d’habitation et d’autres stockages, car ses petits espaces le rendent difficile à aménager pour un usage agricole.

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Organisation spatiale : réutilisation des espaces existants pour installer les locaux de vinification et les caves (+extension 2015)
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Choix constructifs

Réaménagement du bâtiment existant (depuis 1987) :
- Sol : dalle béton sur tout le sol intérieur + carrelage en grès (déclassé de récup’) pour la salle de cuvage
- Planchers et plafonds des caves et locaux de travail : dalles béton armé + poutres B-A pour certains renforts
- Isolation thermique : panneaux de polystyrène  (type « styrodur »)panneaux de polystyrène  (type « styrodur ») en plafond du local d’étiquetage + 10cm de laine de roche (directement sur le mur de pierre) pour le local de cuvage
- Façades : reprise des enduits et des joints de façade

Extension nouvelle cave+habitation (depuis 2015) :
- Structure : murs et dalles de sol en béton-armé
- Plancher haut (entre la cave et la terrasse) : poutrelles et ourdis isolants (en polystyrène) + dalle mixte (ciment+chaux+fibres) + 2 couches bitume croisées + tissu rigide + terre pour constituer la terrasse

Bureau + labo + local dégustation (mai 2016), à partir des murs anciens :

- Isolation des murs en chanvre + panneaux OSB
- Sol existant rehaussé de 20 cm (pour tomber en plain-pied entre la cour et le local de dégustation) avec des tomettes en terre de récup’
- Isolation du toit en chanvre (25cm)

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Vue depuis la cour, vers le bureau et le jardin
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Particularités

- Les grandes portes des locaux d’étiquetage et de de cuvage n’ont pas de seuil (elles se « rabaissent » au serrage), ce qui est plus pratique à l’usage, notamment pour passer les chariots
- Panneaux solaires thermiques sur le toit (10m², orientation Sud-Est), pour alimenter un chauffage à hydro-accumulation (4 citernes dans le local de cuvage).
- Chaudière bois en partie autoconstruite, à partir d’une ancienne cuisinière avec bouilleur (dans un local en rez-de-cour, dans le bâtiment de la maison accolée au chaix).

Défauts constructifs
La pose de l’électricité a été complexe, car contrainte par l’environnement humide des murs anciens en maçonnerie.


Autoconstruction : partielle


Calendrier : la construction et l’aménagement du domaine se font petit à petit, depuis 30 ans !

Accompagnement d'un professionnel

Dalle et murs de l’extension de la cave faits par un pro.

Chantier participatif

Marc a réalisé une grande partie des travaux par lui même depuis le début… Cela fait seulement 2-3 ans qu’il travaille avec un ami maçon pour les travaux les plus exigeants (notamment l’extension de la cave et la réhabilitation de la maison).

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Quelques vues des caves :
- Caves anciennes : murs existants en maçonnerie + dalles béton-armé
- Extension 2015 : murs béton-armé + poutrelles-ourdis isolants (+dalle mixte)
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Pour être en capacité d’assumer le temps nécessaire à l’autoconstruction, le fonctionnement est collectif : Pierrette et Sophie gèrent les équipes et passent plus de temps dans les vignes, ce qui permet à Marc de prendre le temps de la construction, et de gérer l’infrastructure (entretien des tracteur, du matériel, du site).

Inconvénients dus à l'autoconstruction

Le temps pris sur l’autoconstruction est forcément du temps qui n’est pas attribué aux vignes, d’où l’intérêt de s’organiser à plusieurs pour effectuer toutes ces étapes eux-même. En même temps, cela permet de faire de sérieuses économies et d’avoir des outils de travail adaptés !

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Vue du local et de la chaîne d'étiquettage
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Usage

Organes internes
Caves (total) : environ 200m²
Local de cuvage : 100m²
Local d’étiquetage : 60m²
Pièce de vieillissement des alcools : environ 15m²
Local de dégustation (2-3 personnes + labo) : 20m²
Bureau : 16m²

Ergonomie

Le bâtiment fonctionne assez bien pour chacune de ses étapes de travail : une des difficultés que pose une chai consiste à réussir à faire coexister dans le même lieu des espaces utilisés intensément sur des périodes très courtes de l’année. Ici, les espaces les plus « inertes » sont au fond du bâtiment, peu sollicités (mais utilisés 100% du temps pour leur fonction de stockage), et les espaces plus « vivants » sont à l’avant, contre la cour et l’extérieur. Ces derniers sont utilisés de façon épisodique, mais peuvent parfois être utilisés pour d’autres fonctions (comme des repas collectifs avec les saisonniers dans le local d’étiquetage pendant la saison, où le chauffage solaire dans le local de cuvage), ce qui les valorise tout au long de l’année. Le niveau de travail unique, sur une dalle en plain-pied, permet évidemment un confort de travail assez agréable !

Voir le schéma ci-dessous pour les différentes étapes de travail :
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Défauts d'usage majeurs

Dans ce contexte assez contraint (bâtiment existant semi-enterré, en maçonnerie, au cœur des bâtiments serrés du hameau), l’extension de ce bâtiment agricole est difficile à envisager. La preuve : pour conserver la qualité d’utilisation des lieux, il a fallu creuser une nouvelle cave.

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Vues du local de cuvage
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Si c'était à refaire
Quelques conseils s’il avait fallu faire du neuf : toujours prévoir plus grand !! Et prendre le temps de rationaliser ses différentes étapes de travail. Ce pour gérer au mieux « l’imprévu » : on a toujours besoin de plus d’espace que prévu pour temporiser les commandes, jouer sur les arrivées/expéditions de stocks, pour la gestion des « matières sèches » (bouteilles, cartons, etc)… Il ne faut donc pas hésiter à surdimensionner ces espaces de stockage/manutention/expédition pour s’assurer de faire les bonnes tâches au bon moment (et ne pas perdre du temps à devoir se débarrasser dans l’urgence d’une tâche à cause d’une lacune en espace de stockage, par exemple).

Aller plus loin :

- Le site du domaine Guillemot-Michel (en construction), ou d'autres infos ICI
- Les pulvérisateusr à dos de Marc et Pierrette, pour les préparations en biodynamie (et d'autres pulvérisateurs au même lien)

Sur la pratique en biodynamie :
- Les sites du MABD et de DEMETER
- Quelques infos sur les pulvérisations de préparations en biodynamie
- Quelques exemples de dynamiseurs, ainsi qu'un chauffe-eau pour les préparations biodynamiques

Autres exemples de bâtiments viticoles :
- Deux exemples de caves bioclimatiques (en biodynamie) en Alsace : Episode#1 & Episode#2
- Toujours en Alsace, sur la question de l'autonomie énergétique des bâtiments en viticulture
- Construction géobiologique d'un chai à vin

Pour ceux qui s'intéressent aux hangars, métalliques ou pas :
- Un petit système de hangar métallique, démontable et modulable
- Hangars en métal de récup', démontables
- Un hangar en L, en charpente bois, pour accueillir du matériel agricole
- Un hangar en grumes de bois, surfaces importantes mais aussi avec pas mal d'astuces d'autoconstruction


Ces travaux de recensement bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National, par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les Usages, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, l’InterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires.

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Enregistré le: 05 Avril 2016, 11:42

Re: Auto-adaptation d'une ancienne ferme en chai+cave

Messagepar Lucas AP » 06 Janvier 2017, 18:02

Système de filtration pour récupération des eaux de pluie

Bonjour, voici en complément quelques informations sur le système de Marc et Pierrette pour la récupération des eaux de pluie, en vue de les employer pour les préparations en biodynamie.

Besoin initial :
La pratique en biodynamie implique de récupérer l'eau de pluie pour la réemployer dans les préparations, tisanes, macérats, de préférence la plus propre possible. Or, après quelques jours sans pluie, les toits sont souvent couverts de poussières : lors de leur passage en biodynamie au début des années 90, Marc et Pierette ont donc réfléchi à un système leur permettant de ne récupérer l'eau de pluie uniquement une fois le toit du hangar nettoyé naturellement, après les premiers millimètres de précipitations. L'avantage ici : alors qu'on pourrait se contenter de brancher un système de récupération une fois le toit nettoyé, leur système est relativement automatique, donc ne requiert pas leur présence et leur vigilance permanente.

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Le système de récupération-filtration à l'angle du bâtiment
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Construction

Coût global :

Comme cette réalisation est ancienne, Marc ne peut en donner un coût d'ensemble. Mais il peut dire qu'elle n'a quasiment rien coûté, vu qu'il fonctionne avec beaucoup de récup !

Superficie & volume de stockage :
Pour les 240m2 de toiture, Marc dispose de deux cuves de stockage d’eau : l’une de 7m3, enterrée, et l’autre de 5m3 en acier, posée dans le hangar.

Choix constructifs :
- La cuve-tampon est réalisée avec une ancienne table d'égouttage de fromagerie (récup), son volume correspondait bien avec celui nécessaire pour laver le toit.
- La jauge est constituée d'un flotteur de chasse d'eau relié par une tige métallique à une gouttière sur pivots (tôle pliée)
- Le filtre à sable/gravier est réalisé en tôles métalliques soudées

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Fonctionnement du système de filtration :le niveau de remplissage de la cuve guide la jauge, qui oriente l'eau dans le filtre une foi le toit propre
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Usage

Organes internes :
- Une jauge pour orienter l'eau récupérée dans la cuve-tampon ou dans le filtre
- Une cuve-tampon, qui reçoit l'équivalent du volume d'eau nécessaire pour nettoyer le toit
- Un filtre à sable/gravier, pour filtrer les gros éléments
- 2 cuves de stockage, juste derrière le mur, dans le hangar

Fonctionnement & Ergonomie :
Le système est simple : la destination de l'eau, lorsqu'elle est récupérée dans les gouttières du toit, est déterminée par la jauge (avec le flotteur dans la cuve tampon). Marc a calculé la taille de sa cuve-tampon pour qu'elle corresponde au volume d'eau nécessaire pour nettoyer le toit. Ainsi, lorsqu'il n'a pas plût depuis quelques temps, cette cuve se remplit et lève progressivement le flotteur de la jauge. Une fois le volume d'eau nécessaire au nettoyage du toit atteint, la jauge est suffisamment relevée pour envoyer l'eau dans le filtre à sable, ce qui garanti déjà la récupération d'une eau de pluie débarrassée des impuretés accumulées les jours précédents. Le filtre à sable fait le reste du travail de filtration des gros éléments, et l'eau récupérée est renvoyée dans les les cuves de stockage du hangar. Relativement assainie, elle est plus appropriée aux préparations, macérats et tisanes en biodynamie. Une évacuation du trop-plein est prévue dans la cuve-tampon, afin de modérer cette récupération et de repasser régulièrement par l'étape de nettoyage du toit.

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La cuve-tampon et la jauge en sortie de gouttière
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Si c'était à refaire :
Pas de modifications particulières, le système fonctionne très bien depuis sa construction dans les années 90 ! Toujours l’avantage de ce système simple et efficace : il est quasi-automatique, et nécessite donc très peu de surveillance.

Aller plus loin :
- Un autre système de récupération des eaux de pluie, pour la viticulture en biodynamie : le bâtiment multi-fonction de Vincent Fleith


Ces travaux de recensement bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National, par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les Usages, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, l’InterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires.

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