Une minipelle pour les travaux escarpés

Rémi Dupouy AP
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Une minipelle pour les travaux escarpés

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Gilbert Clusel, son épouse Brigitte Roch et leur fils Guillaume exploitent un domaine familial depuis les années 80, en biologique depuis les années 2000. L’exploitation est répartie sur plusieurs coteaux, chacun requérant un outillage adapté. Un peu plus de 7 hectares sont sur les appellations Côte-Rôtie et Condrieu, en terrain très escarpé et parsemé de murets en pierres sèches sur certaines parcelles. Cette configuration ne permet quasiment pas de mécanisation du travail, et requiert énormément de main d’oeuvre. Le reste de la propriété est en Coteaux du Lyonnais, sur des terrains plus plats. La diversité des terres a poussé Gilbert à adapter son parc matériel aux différentes parcelles.
Il y a 10 dix ans, Gilbert a acheté une parcelle d’un hectare de friches forestières (d’anciens vignobles abandonnés depuis des décennies), qu’ils ont déboisée, puis reconstruit un réseau de murets en pierres sèches afin de planter la vigne dans une pente raisonnée tout en profitant au mieux de l’exposition plein sud de la parcelle.
Cette parcelle en Côte-Rôtie nécessite, pour une mécanisation du travail, un engin assez petit et agile pour remonter les pentes entre les murets, mais suffisamment puissant pour travailler la terre (désherbage mécanique régulier…).
Le choix s’est donc porté sur une mini-pelle de chantier, achetée neuve en 2008 et adaptée pour y monter des outils viticoles.
La vigne en Côte-Rôtie
La vigne en Côte-Rôtie
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La minipelle modifiée
La minipelle modifiée
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Il a donc construit un bras à la place du godet, qui lui permette de monter deux types d’outils (les disques qu’on voit sur la photo ou une lame sarcleuse montée sur boggie) et de travailler autant en tirant qu’en avançant.
Le bras autoconstruit
Le bras autoconstruit
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Détail de la fixation
Détail de la fixation
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Montage des disques
Montage des disques
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La dent sarcleuse
La dent sarcleuse
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Cela lui donne une portée de travail de trois-quatre mètres de part et d’autre du passage de la minipelle. Et puisque le réseau de murets en pierre sèche a été refait par leurs soins, ils sont espacés selon cette portée, et les cèpes plantés pour permettre un passage juste suffisant pour la minipelle et le travail de son bras.

Notons également que le modèle de minipelle choisi a la particularité de pouvoir tourner à 360° sans que la cabine ne déborde des chevilles : c’est un gain de maniabilité et de sécurité non négligeable au milieu des murets et de la forte pente.
Encombrement de la cabine
Encombrement de la cabine
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Il s'agit là d'un exemple saisissant d'adaptation de l'outil à l'usage et de détournement réussi d'une machine : face à une parcelle trop escarpée pour un chenillard, ils ont su aller chercher en dehors du matériel agricole la solution à leur problème et prouver qu'il était possible de mécaniser une parcelle en terrasses pierrées.


Ces travaux de recensement bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National, par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les Usages, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, l’InterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires.

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